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27 05 93

Quand Claude trompe Dominique, Claude ne se sent pas coupable.

La culpabilité envahit au contraire très vite Dominique apprenant que Claude a trahi…

La Société, qui ne s’intéresse pas vraiment aux gens, condamne Claude et trouve que Dominique n’est pas coupable malgré son sentiment et même, parfois, ses aveux.

Plus tard, si Claude et Dominique sont restés ensemble, Claude, mal à l’aise, en veut à Dominique de ce qui s’est passé et l’en aime moins. Dominique n’en veut pas à Claude, au contraire, il l’aime plus fort.

Quand la Société apprend ça, elle n’en croit pas ses oreilles. Elle pense que, décidément, les gens sont tordus et qu’heureusement il y a des lois… Elle détourne la tête, la redresse et continue son chemin.

22 08 97

L’échec est à soi, la victoire au public.

Il y a dans toute victoire, au cœur même de la joie, une amertume : on n’a rien appris. Seul l’échec apprend. C’est une lumière, à chaque fois, au cœur même de la peine.

23 08 01

Quand on est prompt à pointer chez les autres un défaut, toujours le même et de manière récurrente, c’est que ce défaut est le sien. On ne le sait pas encore, mais on est sur le bon chemin.

23 08 03

Chaque fois qu’on dit : “Je pars du principe que…”, il faut se demander où on arrive…

25 09 04

Mort de Françoise Sagan

“La mémoire est aussi menteuse que l’imagination, et bien plus dangereuse avec ses petits airs studieux”

16 08 07

Denise Olivet : “Il est plus dangereux d’obéir que de désobéir.”

20 08 2007

Cocteau :

« Douter de tout, c’est aussi douter du doute. Voilà ce qui guette les incrédules. »

« Vous m’accusez d’avoir fait rire avec « Antigone » et moi, je vous accuse d’avoir ri. »

Prévert :

« Ma vie privée, c’est une fille publique. En parler pourrait choquer. N’en parlons pas. »

20 08 2007

René Char :

« Les esclaves ont besoin d’esclaves pour afficher l’autorité des tyrans »

Voilà bien la figure paradigmatique du « petit chef » tel qu’on le rencontre dans les entreprises, dans tous les systèmes hiérarchiques :

« Fais ce que je te dis, puisque moi j’ai fait ce qu’on m’a dit »

« Ça me fait tellement mal d’obéir, il faut que ça te fasse mal de m’obéir »

« Pour encaisser l’humiliation que je subis, mon premier mouvement est de t’humilier. C’est direct, logique, simple, naturel. Je veux bien admettre qu’il y a d’autres moyens, mais ils sont beaucoup plus complexes à mettre en œuvre.

Avant de comprendre d’où vient ce mal de tête et de le traiter convenablement, il faut le calmer, le supporter. Alors je prends une aspirine. Voilà, tu es mon aspirine!..”

« Comment pourrais-je t’expliquer que je me suis mis à plat-ventre ? Comment justifier une chose pareille ? Je pourrais te demander de te mettre à ma place, de faire un effort d’imagination. C’est ce que je fais, par exemple avec les personnes qui partagent ma vie privée et crois-moi, ce n’est pas toujours facile. Mais avec toi, ce ne sera pas nécessaire. Parce que je vais te demander de te mettre à plat ventre. Et tu comprendras tout de suite, puisque tu ne pourras pas faire autrement. »

« Tu vois, nous sommes pareils toi et moi. Logés à la même enseigne, comme on dit. Tu comprends, n’est-ce pas ? Tu me comprends. C’est parce que nous sommes pareils tous les deux que tu dois m’obéir. »

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